Pourquoi ça bouche (et pourquoi la réparation est d'ordinaire gratuite)
Sous chaque vasque pend un siphon — ce coude en U qui reste plein d'eau pour bloquer les odeurs d'égout. La forme qui retient l'eau retient aussi tout ce qui descend : cheveux et savon dans les salles de bain, graisse et miettes dans les cuisines.
Mais avant le siphon, regardez l'évident : dans les lavabos, la bonne à cran porte un anneau de cheveux à sa barre — tirez-la, et une étonnante part des « évacuations lentes » se règle en soixante secondes.
L'échelle de diagnostic — dans cet ordre, on s'arrête quand ça coule
- Tirer et nettoyer la bonne — le remède n°1 des lavabos.
- Rincer à l'eau chaude — ramollit savon et graisse légère. Sur du PVC, eau chaude du robinet, jamais bouillante.
- Ouvrir le siphon — seau dessous, bagues dévissées à la main, vider et rincer. Le classique de la cuisine.
- Fureter après le siphon — un furet plastique à 5 € croche ce qui loge plus profond.
Deux feux rouges qui disent stop, appelez un plombier : plusieurs appareils ralentissent ensemble, ou un glouglou (ou une odeur d'égout) quand l'eau s'évacue. C'est la ventilation ou la colonne — aucun piston n'y atteint.
Et laissez tomber le déboucheur chimique : il ne vient guère à bout d'un vrai bouchon, il ronge les canalisations et les joints, et il laisse une lessive caustique dans le siphon — pour qui ouvrira ce tuyau ensuite, vous y compris.